Dobermann

Standard FCI Nº 143

Origine
Allemagne
Traduction
Prof. R. Triquet et Dr. J-M. Paschoud
Groupe
Groupe 2 Chiens de type Pinscher et Schnauzer - Molossoïdes - Chiens de montagne et de bouvier suisse
Section
Section 1.1 Pinscher et Schnauzer
Epreuve
Avec épreuve de travail
Reconnaissance à titre définitif par la FCI
samedi 01 janvier 1955
Publication du standard officiel en vigueur
vendredi 13 novembre 2015
Dernière mise à jour
vendredi 30 septembre 2016
In English, this breed is said
Dobermann
Auf Deutsch, heißt diese Rasse
Dobermann
En español, esta raza se dice
Dobermann
In het Nederlands, wordt dit ras gezegd
Dobermann

Utilisation

Chien d’accompagnement, de protection et d’utilité.

Bref aperçu historique

Le Dobermann est la seule race en Allemagne à porter le nom de son célèbre premier éleveur Frédéric Louis Dobermann (2.1.1834 – 9.6.1894).
Selon la tradition, il était recouvreur d’impôts, gérant d’un équarissage et accessoirement employé municipal légalement patenté pour le ramassage des chiens errants. Pour son élevage, il choisissait dans ce stock des chiens spécialement mordants. Dans la genèse de la race Dobermann, ce sont certainement des chiens appelés « chiens de boucher » qui ont joué un rôle prépondérant, chiens qui, dans les circonstances de l’époque, peuvent être considérés comme une « race » relativement bien établie. Ces chiens, en partie les ancêtres des actuels Rottweiler, ont été croisés avec une sorte de chien de berger à la robe noir et feu qui existait en Thüringe. C’est par de tels croisements que Dobermann a élevé des chiens dans le courant des années 70 du siècle dernier. Il obtint ainsi « sa race », un chien d’utilité non seulement vigilant, mais aussi un « chien de ferme et un chien de protection des biens particulièrement résolu face à l’homme. » Ils furent souvent employés comme chiens de garde et de protection des troupeaux et comme chiens de police. Leur utilisation fréquente au service de la police leur valut le surnom de « chien de gendarme ». A la chasse, on les utilisait pour combattre les prédateurs. Dans ces conditions, il était presque inévitable que dès le début de ce siècle, le Dobermann fût officiellement reconnu comme chien de police.
L’élevage du Dobermann recherche un chien de taille moyenne, construit en force, musclé, qui, malgré toute sa substance, se distingue par une silhouette pleine d’élegance et de distinction. Il doit avoir toutes les qualités du chien de compagnie, de protection, d’utilité et de famille.

Aspect général

Le Dobermann est de taille moyenne, construit en force et bien musclé. Par ses lignes élégantes, sa fière prestance, son caractère bien trempé et son expression résolue, il correspond à l’image idéale du chien.

Proportions importantes

Le Dobermann, surtout le mâle, est pratiquement inscriptible dans un carré. Chez le mâle, la longueur du tronc (mesurée de la pointe de l’épaule à la pointe de la fesse), ne doit pas dépasser de plus de 5% (chez la femelle pas plus de 10%) la hauteur au garrot.

Comportement / caractère

Le Dobermann est fondamentalement aimable et pacifique ; dans le cadre familial, il est très attaché et gentil avec les enfants. On recherche un tempérament et un mordant d’intensité moyenne tout comme un seuil absolu de réponse moyen. Facile à éduquer et plein de zèle au travail, le Dobermann doit être efficace, courageux et d’un caractère bien trempé. Etant donné qu’il est très attentif à ce qui se passe autour de lui, son attention étant adaptée aux circonstances, on apprécie qu’il soit sûr de lui et impavide.

Tête

Région crânienne

Crâne
Le crâne est fort et en harmonie avec l’ensemble du chien ; vu de dessus il a la forme d’un coin tronqué. Vu de devant, la ligne transversale du sommet du crâne doit être presque horizontale et ne pas descendre sur le côté vers les oreilles. Le profil du chanfrein est prolongé presque en ligne droite par celui du crâne qui ensuite descend vers la nuque en formant un léger arrondi. Les arcades sourcilières sont bien développées sans être proéminentes. Les sillon médio-frontal est encore visible. L’os occipital ne doit pas être trop visible. Vu de devant et de dessus, les faces latérales du crâne ne doivent pas donner l’impression d’être saillantes (joufflues). La légère courbure latérale du maxillaire et des os zygomatiques doit s’accorder harmonieusement avec la longueur du crâne. Les muscles sont fortement développés. 
Stop
La dépression crânio-faciale est peu développée, mais parfaitement perceptible.

Région faciale

Truffe
Bien développée, plus large que ronde avec de grandes narines, sans être proéminente dans son ensemble. Chez les chiens noirs elle est de couleur noire, chez les chiens marron elle est d’un ton plus clair correspondant.
Museau
Bien proportionné par rapport au crâne et fortement développé, le museau est haut. La fente buccale doit aller jusqu’au niveau des molaires. Au niveau des incisives supérieures et inférieures, le museau doit aussi présenter une bonne largeur.
Lèvres
Elles doivent être fermes et lisses, bien appliquées sur les mâchoires et assurer une fermeture parfaite de la gueule. Pigmentation foncée ; chez les chiens marron d’un ton quelque peu plus claire.
Mâchoires et dents
Les mâchoires supérieures et inférieures sont puissantes et larges. Articulé en ciseaux avec 42 dents correspondant à la formule dentaire, d’un développement normal.
Yeux
De grandeur moyenne, ovales, de couleur foncée. Chez les chiens marron une couleur d’un ton quelque peu plus clair est admise. Les paupières épousent bien la forme du globe oculaire. Bord des paupières fourni de cils.
Oreilles
Attachées haut et coupées à une longueur bien proportionnée à la tête, elles sont portées dressées. Dans les pays où la coupe des oreilles est prohibée, l’oreille non coupée est de même valeur pour le jugement que l’oreille coupée (on recherche une oreille de grandeur moyenne dont le bord antérieur est bien accolé à la joue).

Cou

D’une longueur bien proportionnée au corps et à la tête, il est sec et bien musclé. Son profil ascendant dessine une arcure élégante. Son port est relevé et distingué.

Corps

Garrot
Surtout chez les mâles, il doit être nettement sorti ; sa hauteur et sa longueur déterminent la ligne de dessus qui est ascendante à partir de la croupe.
Dos
Solide et court, de bonne longueur et bien musclé.
Rein
De bonne longueur et bien musclé. La chienne peut avoir un rein un peu plus long pour faire place aux mamelles.
Croupe
A partir du sacrum en direction de la racine de la queue elle n’est que très peu, presque imperceptiblement inclinée ; d’un aspect bien arrondi, elle n’est ainsi ni horizontale ni visiblement tombante. De bonne largeur avec une musculature puissante.
Poitrine
La hauteur et la longueur de la poitrine doivent être bien proportionnées à la longueur du tronc ; avec ses côtes légèrement cintrées, sa hauteur doit atteindre à peu près la moitié de la taille mesurée au garrot. Elle est d’une bonne largeur et particulièrement bien développée vers l’avant (poitrail).
Ligne du dessous
Depuis l’extrémité postérieure du sternum jusqu’au bassin le ventre est nettement relevé.

Queue

Attachée haut, elle est courte, étant coupée de manière à maintenir d’une façon apparente deux vertèbres caudales. Dans les pays, où la loi proscrit la caudectomie, la queue naturelle peut être conservée.

Membres

Membres antérieurs

Généralités
Dans leur ensemble, les antérieurs, vus de tous côtés, sont presque droits et perpendiculaires au sol ; ils sont de forte constitution.
Epaules
L’omoplate, fermement appliquée sur le thorax, bien musclée des deux côtés de l’épine scapulaire, domine les apophyses épineuses des vertèbres dorsales. Aussi oblique que possible et bien dirigée vers l’arrière, elle fait par rapport à l’horizontale un angle d’environ 50°.
Bras
De bonne longueur et bien musclé. L’angle scapulo-huméral varie entre 105° et 110°.
Coudes
Bien appliqués au corps, pas tournés en dehors.
Avant-bras
Fort et droit, bien musclé. Sa longueur est en harmonie avec l’ensemble du corps.
Carpe
Solide.
Métacarpe
Ossature solide ; vu de devant, d’aplomb ; vu de profil obliquité seulement esquissée (au plus 10°).
Pieds antérieurs
Pied court avec doigts serrés et cambrés (pied de chat). Ongles courts, noirs.

Membres postérieurs

Généralités
Dans son ensemble, vu de derrière, à cause de la puissante musculature du bassin (hanche et croupe), le Dobermann donne l’impression d’être large et arrondi. Les muscles qui vont du bassin à la cuisse et à la jambe donnent une largeur également appréciable dans la région de la cuisse, du grasset et de la jambe. Les postérieurs sont puissants, perpendiculaires au sol et parallèles.
Cuisses
D’une bonne longueur et largeur et fortement musclée. Bonne angulation de la hanche. La cuisse forme par rapport à l’horizontale un angle d’environ 80° à 85°.
Grassets
L’articulation du grasset, formée par la cuisse, la jambe et la rotule, est robuste. L’angle du grasset atteint environ 130°.
Jambes
De longueur moyenne, en harmonie avec la longueur de l’arrière-main.
Jarret
Moyennement forts, parallèles, formant entre les os de la jambe et ceux du métatarse un angle du jarret d’environ 140°.
Métatarse
Court, perpendiculaire au sol.
Pieds postérieurs
Comme pour le pied antérieur, les doigts du pied postérieur sont courts, bien serrés et cambrés. Ongles courts, noirs.

Allures

Les allures sont d’une importance toute particulière aussi bien pour la performance que pour l’apparence externe. Le pas est élastique, élégant, souple, dégagé et couvre beaucoup de terrain. Les antérieurs se portent aussi loin en avant que possible. Les postérieurs fournissent l’impulsion nécessaire par l’ampleur et l’élasticité de leurs mouvements. Le chien avance simultanément l’antérieur d’un côté et le postérieur de l’autre. Le dos, les ligaments et les articulations sont résistantes.

Peau

La peau, partout parfaitement tendue, est bien pigmentée.

Robe

Qualité du poil
Le poil est court, rude et serré. Lisse et bien couché, il est réparti régulièrement sur toute la surface du corps. Aucun sous-poil n’est admis.
Couleur du poil
Les couleurs sont : noir ou marron, avec des marques feu de teinte rouille bien prononcées et nettement délimitées. Les marques feu se trouvent sur le museau, en forme de taches sur les joues et au-dessus des yeux, sur la gorge, au poitrail (deux taches), sur les métacarpes et métatarses, aux pieds, à la face interne des cuisses, au pourtour de l’anus et à la pointe des fesses.

Taille et poids

Hauteur au garrot
Mâles 68 – 72 cm, femelles 63 – 68 cm. Pour les deux sexes, une taille moyenne est recherchée.
Poids
Mâles environ 40 – 45 kg, femelles environ 32 – 35 kg.

Défauts

• Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité et de ses conséquences sur la santé et le bien-être du chien et sa capacité à accomplir son travail traditionnel.
• Les défauts doivent être listés en fonction de leur gravité.

Défauts généraux

 Aspect général : Caractères liés au sexe trop peu prononcés – peu de substance – trop léger – trop lourd – enlevé – ossature faible.
 Tête : Trop forte, trop étroite, trop longue, stop trop/trop peu marqué, chanfrein busqué, ligne transversale du crâne descendant fortement de côté, mandibule faiblement développée, œil rond ou bridé, œil clair, joues en relief, lèvres non jointives, œil saillant/enfoncé, oreilles attachées trop haut/trop bas, commissure labiale lâche.
 Cou : Un peu court, trop court, peau de l’encolure trop abondante, fanon, encolure concave dite de cerf, cou trop long (dysharmonique).
 Tronc : Dos pas assez ferme, croupe avalée, dos ensellé, dos de carpe, côtes en tonneau/plates, poitrine trop descendue ou trop étroite, dos trop long dans son ensemble, poitrail trop peu développé, queue attachée trop haut/trop bas, ligne de dessous trop/trop peu remontée.
 Membres : Angulations des antérieurs/des postérieurs trop/trop peu accentuées, coudes décollés, position et longueur des os et des articulations incompatibles avec le standard, pied panard/cagneux, jarrets de vache/en tonneau/trop clos, pieds ouverts ou affaissés, doigts insuffisamment développés, ongles clairs.
 Robe : Marques et taches feu trop claires/pas nettement délimitées/sales (charbonnées), masque trop foncé, grandes taches noires sur les membres, taches à peine visibles/trop étendues sur le poitrail, poil long/mou/terne/ondulé, plages glabres ou avec poil éclairci, poil en larges épis surtout sur le tronc, sous-poil visible.
 Comportement-Caractère : Absence d’équilibre psychique, tempérament trop accusé, mordant trop prononcé, seuil de réponse trop bas/trop haut.
 Taille : Un écart par rapport au standard jusqu’à 2 cm en plus ou en moins sera pénalisé par une qualification moindre.
 Allures : Démarche irrégulière, raccourcie, raide ; amble.

Défauts entrainant l’exclusion

 Caractère : Chien peureux, nerveux ou agressif.
 Aspect général : Renversement marqué des caractères liés au sexe.
 Oeil : Oeil jaune (œil d’oiseau de proie), yeux vairons.
 Denture : Prognathisme supérieur ou inférieur, articulé en pince, nombre de dents n’atteignant pas celui exigé par la formule dentaire.
 Robe : Taches blanches, chien à poil d’une longueur très prononcée ou d’une ondulation très marquée, poil nettement éclairci ou larges plages glabres.
 Taille : Ecart de plus de 2 cm en plus ou en moins par rapport au standard.

NB :

• Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d'ordre physique ou comportemental sera disqualifié.
• Les défauts mentionnés ci-dessus, lorsqu'ils surviennent à un degré très marqué ou fréquent, sont éliminatoires.
• Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum.
• Seuls les chiens sains et capables d’accomplir les fonctions pour lesquelles ils ont été sélectionnés, et dont la morphologie est typique de la race, peuvent être utilisés pour la reproduction.

Bibliographie

http://www.fci.be/

Historique détaillé

Le Dobermann est une race qui a un siècle d'existence : les premiers spécimens sont apparus aux environs de 1885 ; soit une dizaine d'années avant ceux de deux autres races célèbres, le Berger Allemand et le Boxer. Il y a d'ailleurs une importante différence entre eux : le Berger Allemand et le Boxer peuvent en effet se targuer d'être l'aboutissement moderne d'un type ancestral, chien de berger lupoïde dans un cas, molosse de combat dans l'autre, tandis que le Dobermann, lui, représente un type vraiment nouveau (on serait bien en peine de trouver, dans des écrits ou sur des tableaux anciens, un chien semblable).

Le nom même de la race traduit son originalité dans le monde canin, puisqu'elle porte le patronyme de son créateur, un certain Friedrich Ludwig Dobermann (1834 - 1894). Cet homme est souvent présenté soit comme un responsable de fourrière, soit comme un huissier de la ville d'Apolda en Thuringe. En fait, cet employé communal cumulait des fonctions multiples : il contrôlait les abattoirs, s'occupait de l'équarrissage, ramassait les chiens errants, tout en recouvrant aussi les amendes, des fermages et diverses redevances. Bref, le bourgmestre d'Apolda le chargeait de toutes sortes de tâches ingrates et de démarches difficiles.

En raison de son rôle, il est probable que le personnage ne devait pas trouver beaucoup d'amis chez les administrés en retard de contribution ou sommés de payer une amende. De plus, lorsqu'il circulait à cheval, seul, dans ce coin vallonné et boisé de la Thuringe, porteur de sommes d'argent parfois importantes, il pouvait craindre de tenter quelque malandrin. Il est donc naturel qu'il ait songé à se faire accompagner de chiens au caractère trempé, capables de lui venir en aide en cas de difficulté. De tels chiens, il avait dû en remarquer parmi ceux qu'il devait conduire en fourrière ou ceux auxquels il avait à se frotter dans les fermes, lorsqu'il était accueilli sans aménité. La sélection fut rudimentaire, certes, mais efficace. Et comme, de par ses fonctions, il avait accès aux abattoirs, le problème de la nourriture, pour entretenir une vaste meute de chiens gros mangeurs, ne se posait pas.

Nous ne savons pas exactement quels chiens il utilisa pour créer la race qui devait porter son nom, car il n'a laissé aucune trace écrite de son travail de sélection. Au départ, d'ailleurs, il ne projeta probablement pas de « fabriquer » précisément une race, et il se contenta d'unir des chiens dont le caractère correspondait à ce qu'il cherchait. Mais la réputation que ses chiens acquirent rapidement dans la région en décida autrement, car nombreux furent les cynophiles intéressés par le type qu'il avait très empiriquement obtenu.

Compte tenu du manque de documents sur les expériences de Friedrich Ludwig Dobermann, les spécialistes en sont réduits à se livrer à des conjectures pour essayer de reconstituer leur cheminement, en retrouvant les racines raciales du chien que nous connaissons aujourd'hui.

Ainsi, des cynologues français, au vu de sa robe noir et feu caractéristique, ont pensé à notre Beauceron national. On peut certes objecter que les types morphologiques des deux races sont assez éloignés l'un de l'autre; mais les éleveurs français des années vingt n'avaient-ils pas sélectionné un Bas-Rouge nettement « dobermannisé », c'est-à-dire affiné et au poil court, presque ras? Et pour expliquer la présence du chien français en Thuringe, on a suggéré que les armées napoléoniennes auraient pu en laisser des spécimens au cours de leurs campagnes.

Il faut bien avouer que cette hypothèse, si elle satisfait un certain esprit cocardier, apparaît surtout comme une manifestation de la germanophobie d'une certaine époque, qui conduisait par exemple à dénier, malgré l'évidence, une ascendance allemande au Berger Allemand, qualifié « d’Alsacien ». Ajoutons que la France n'avait pas l'exclusivité des antiques et solides mâtins à robe noir et feu. Outre-Rhin, en effet, ils étaient aussi répandus et ont donné naissance, par exemple, au Rottweiler ou au Hovawart. Ils sont également les ancêtres des premiers Bergers Allemands. On peut raisonnablement conclure qu'ils sont en partie responsables de la couleur caractéristique du Dobermann et de sa taille.

Mais le Dobermann rappelle un autre type canin : le Pinscher. Celui-ci était, dans l'Allemagne du milieu du XlX" siècle, un chien des plus répandus : alors que le cheval était encore omniprésent, comme monture ou pour l'attelage, la présence d'un destructeur de rongeurs nuisibles était indispensable dans toutes les écuries et les fermes. Le Pinscher ; le nom vient de l'anglais to pinch, serrer, pincer ; peut être considéré comme la version allemande des chiens ratiers français et des Terriers (non bassets) que possédaient les Anglais. D'origine très ancienne ; on a pu rapprocher son type morphologique de celui du Canis palustris du néolithique, bien connu grâce à l'archéologie ; il pouvait présenter un poil court ou griffonné, de teinte fauve, noire ou gris loup. Le Pinscher à poil hirsute, c'est-à-dire le Schnauzer, a rapidement rencontré un grand succès. Quant au Pinscher à poil ras, il a bien failli ne se perpétuer qu'à travers le Dobermann. En effet, ce dernier, auquel à l'origine on avait significativement accolé le nom de Pinscher, a été caractérisé avant le Pinscher Moyen. Il est donc légitime de considérer le Dobermann comme une sorte de Pinscher géant : il possédait les qualités de pugnacité, de vivacité ; et jusqu'à la façon de mordre ; du ratier allemand, avec l'avantage d'une taille plus élevée, lui permettant de devenir un chien de garde et de défense. L'idée de créer un Terrier géant était d'ailleurs dans l'air du temps : elle a abouti, en Grande-Bretagne, à la mise au point de l'Airedale, tandis que les Munichois créaient les premiers Schnauzers Géants.

Les documents les plus anciens montrant les premiers Dobermanns tendent à confirmer la part du Pinscher dans leur ascendance, F. L. Dobermann ayant probablement reconnu dans ce type canin le courage et le mordant qu'il recherchait. C'était d'ailleurs l'avis de la revue allemande Unsere Hunde (citée par J. Mézières et A. Whilhelm, auteurs d'ouvrages de référence sur la race), qui, dans son numéro de décembre 1898, écrivit ce qui suit : « Vers 1870, Dietsch, propriétaire à l'époque de sablières à Apolda, possédait une chienne bleu-gris, une sorte de Pinscher qu'il fit saillir par un chien de boucher noir. Cet étalon possédait déjà les taches feu caractéristiques et provenait d'un croisement entre chien de berger et chien de boucher. L'équarrisseur Dobermann, qui, malheureusement, est mort trop tôt, croisa des descendants de ces deux chiens devenus de bons chiens de garde avec des Pinschers allemands. Voici l'origine de l'actuel Dobermann. Comme il est établi que cet homme a, le premier, sélectionné ces chiens, nous ne voyons pas d'inconvénient à ce qu'ils perpétuent son nom. »

Cette ascendance Pinscher étant reconnue, il reste qu'une demi-douzaine d'autres races sont citées pour avoir servi ; ou pu servir ; à l'élaboration de ce mélange éminemment tonique qui a nom Dobermann. Ainsi, à voir un Dobermann coiffé d'oreilles tombantes (leur port naturel lorsqu' elles ne sont pas taillées), on peut supposer l'apport de Braques Allemands, voire de Braques de Weimar, le rôle de ces chiens, il est vrai, ne se limitant pas à quêter, arrêter, rapporter le gibier, mais comprenant en plus la destruction des bêtes nuisibles et la garde du carnier. Mais, dans la mesure où l'on cite souvent le Dobermann comme responsable de ce caractère mordant, il faut se demander qui a le plus apporté à l'autre.

Pour expliquer l'élégance des lignes du Dobermann, d'aucuns ont songé au Lévrier. On cite en particulier fréquemment l'utilisation d'une lice Greyhound (Lévrier Anglais), à robe noire et de tempérament très agressif. Le Dogue Allemand revient aussi régulièrement comme ascendant probable, pour sa taille et le coloris bleu qu'il aurait transmis. Une telle filiation est admissible, si l'on songe que ce chien était, à la fin du XlXe siècle, moins gigantesque qu'aujourd'hui, puisque le mâle toisait entre 75 et 80 centimètres, au plus. Il y aurait enfin dans les veines du Dobermann du sang de Terrier Black and Tan (Noir et Feu), qui aurait affiné la morphologie et donné des feux plus soutenus.

En fait, le devenir de la race aurait été tout autre si le sieur Dobermann n'avait eu des amis et successeurs pour poursuivre son œuvre. L'intervention d'Otto Goller, en particulier, a été déterminante pour passer du rude Dobermann primitif, compact, de taille très moyenne (de 50 à 60 cm) et à la tête un peu épaisse et courte, au superbe athlète actuel, sans conteste l'un des plus beaux types canins.

Un autre père fondateur, Goswin Tischler, veilla sur les destinées du Dobermann en fondant un chenil réputé, baptisé « von Groenland » du nom d'une rue d'Apolda. Aux premiers sujets agréés par F. L. Dobermann ; Lux, Landgraf, Rambo, Schnupp (celui-ci portant le numéro 1 dans le livre d'élevage de la race) ; s'ajoutèrent ainsi les sujets de Tischler : ses chiens Bosco et Caesi, par exemple, produisirent le premier champion de la race, Prinz Matzi von Groenland, né le 15 août 1895.

Otto Gôller, qui avait, lui, l'affixe « von Thüringen », obtint ses sujets à partir de 1901. Parmi les étalons qu'il produisit et qui sont considérés comme des patriarches de la race, on note Hellegraf von Thüringen, né le 12 juin 1904. Auparavant, il avait acquis auprès de Tischler un sujet qui se révéla entre ses mains un remarquable raceur, Graf Belling. En 1910, avec la naissance de deux autres grands raceurs, Bodo et Bob von Egenfeld, dont les têtes avaient déjà quasiment la ciselure et l'élégance des chiens actuels, se termine la période d'élaboration de la race. C'est sans doute après cette date que diverses-infusions d'autres races furent essayées, avec, il faut le dire, plus ou moins de bonheur: le Manchester Terrier, par exemple, a pu apporter de la finesse et des couleurs plus soutenues et régulières, mais aussi un gabarit trop léger.

Quant au Lévrier Anglais, il semble avoir donné des tailles plus élevées, mais également une cage thoracique plate et un corps trop long. Ces croisements avaient ainsi amené des caractéristiques indésirables, que les éleveurs durent s'attacher à extirper pendant l'entre-deux-guerres. Avec le choix entre deux options : conserver à la race ses qualités natives, déjà légendaires, de ténacité et de courage ou la faire évoluer vers un type plus souple de caractère, doté d'une morphologie plus fine. C'est, dans l'ensemble, la première solution qui a été adoptée.

Le Dobermann a très vite conquis de nombreux amateurs, allemands puis européens. Ce phénomène, rarement souligné, montre quel était le potentiel de qualités de la race, à ses débuts. Le premier club fut fondé par Otto Gôller, à Apolda, en 1899. Rapidement, une douzaine d'autres associations naquirent, en particulier dans le sud de l'Allemagne, pour se fédérer en 1912 dans le cadre d'un grand club couvrant toute l'Allemagne. Compte tenu de sa force de séduction, le Dobermann fut présenté très tôt dans des expositions. A celle de Cologne, en 1910, on pouvait noter le chiffre record de 105 engagements.

Hors d'Allemagne, ce sont les Suisses qui eurent les réflexes les plus rapides: dès 1902, en fondant un club à Arau, ils montrèrent combien ce chien à la silhouette nette, facile à entretenir, d'un caractère sûr, leur plaisait. Les Hollandais leur emboîtèrent le pas en 1909, et ils furent les premiers à constater son adaptation aux climats tropicaux, lorsqu'ils l'emmenèrent dans leurs lointaines colonies, notamment aux Philippines. A la même époque, les Alsaciens le découvrirent à leur tour, et un premier club local fut formé en 1913. Un club national, destiné en principe à couvrir tout l'Hexagone, fut créé en 1920 à Strasbourg, mais il fallut attendre quasiment les années soixante pour que le Dobermann se répande vraiment dans la plupart des régions françaises.

Les Américains éprouvèrent à leurs dépens les qualités de ce chien de guerre, utilisé par l'armée allemande lors du premier conflit mondial; réagissant de façon très pragmatique, ils n'hésitèrent pas, après la guerre, à acquérir de bons reproducteurs, pour acclimater chez eux une race qui avait fait ses preuves. Ainsi naquit, en 1922, un club américain. L'Autriche et l'Italie ont adopté elles aussi le Dobermann, puis, à leur tour, des pays à climat chaud comme l'Uruguay et le Brésil en ont fait rapidement leur chien de garde préféré. C'est finalement la Grande-Bretagne gui, pour une fois, a emprunté le wagon de queue. A cause, sans doute, de la quarantaine de six mois obligatoire dans ce pays et surtout de l'interdiction de tailler les oreilles (ce qui modifie considérablement la silhouette du chien), la race ne s'y est véritablement implantée qu'en 1947. Ainsi, vite apprécié - dans la plupart des cas ; dès qu’on le découvrait, le Dobermann est devenu un des chiens de garde les plus efficaces, donc les plus répandus dans le monde.

Conçu pour être un chien de service, le Dobermann est resté essentiellement cantonné, au cours du premier quart du vingtième siècle, dans cette fonction, que ce soit au service des particuliers ou à celui des administrations. Du fait qu'il représentait le « must » en matière de courage, de ténacité, de rapidité d'intervention, ses utilisateurs ont eu tendance, pour exalter ses qualités, à en rajouter, en lui faisant une réputation de chien peu commode, très dur, difficile à contrôler. Dans les années vingt, un éleveur suisse renommé, Gottfried Liechti, exprimait d'ailleurs très bien cette mentalité : « Ils étaient certes robustes et n'avaient peur de rien ; pas même du diable en personne ; et il fallait une bonne dose de courage pour en posséder un. »

Même son de cloche chez Philipp Gruenig, historien de la race, qui rapporte, à propos d'Alarich von Thüringen, né en 1897 : « Il était connu pour son incroyable intelligence et on le craignait d'autant. » Bien sûr, l'intelligence alliée à une certaine rudesse caractérise ces chiens, mais il n'est pas indispensable, pour autant, de qualifier leur audace d'absolue et leur intelligence d' incroyable, comme si on cherchait à se faire peur en décrivant un animal quasiment diabolique (la couleur de la robe aidant). Encore faut-il replacer ces propos, quelque peu excessifs, dans leur contexte: la concurrence était grande, à l'époque, entre des races germaniques sélectionnées à peu près au même moment, pour des emplois similaires, mais à partir de « familles » canines radicalement différentes; Berger Allemand, Boxer, Rottweiler, Dobermann briguaient tous le titre de meilleur chien de garde et de défense.

Aujourd'hui, cette image ne correspond plus que très partiellement à la réalité : si le Dobermann, chien de ronde et d'intervention dans le « civil », reste aussi un excellent animal de travail, apte aux concours de chiens de défense, de tels chiens utilitaires ne constituent plus qu'une petite partie de la population des Dobermanns, lesquels, pour leur plus grand bonheur et le plaisir de leur maître, passent le plus clair de leur temps qui confortablement installé dans un fauteuil ou sur un coussin, qui se faisant conduire en voiture, qui prenant l'air dans le jardin, qui épaulant le petit dernier pour qu'il marche droit.

Bien entendu, il ne faut pas en déduire que le Dobermann convient à tous les maîtres et à n'importe quelle situation. Ce chien, qui n'est pas exagérément nerveux, n'est jamais méchant ; ou simplement agressif ; sans raison. C'est un animal équilibré mais de caractère. Le maître d'un Dobermann n'est pas, ne peut et ne doit pas être le même que celui d'un Caniche. Pour donner la pleine mesure de ses multiples qualités, ce chien exige en contrepartie que son maître en possède quelques-unes. Il est donc prudent, pour celui qui n'est pas un familier de la race ou qui n'a pas encore manié de chien au caractère viril, de choisir une femelle, s'il veut débuter dans la « Dobermannia ». Plus souple de tempérament, plus démonstrative dans son affection et plus douce, elle n'en possède pas moins une vigilance égale à celle du mâle. En revanche, pour ceux qui ont une main ferme (mais non brutale) et le « feeling » avec les chiens, à défaut d'une vaste expérience en matière de dressage, le caractère entier d'un mâle Dobermann ne pourra qu'être source de joies et de fierté. Une condition, cependant: à cette fermeté gantée de velours, le maître d'un Dobermann devra ajouter du calme et de la patience. Déconseillons donc sans ambages ce chien aux velléitaires, aux débonnaires, à ceux qui répugnent à faire preuve d'autorité.

Un bon maître doit donc être bien informé de la nature profonde du Dobermann. Tout d'abord, c'est un chien dominateur ; si le néophyte ne décèle pas cette caractéristique chez son chiot de trois mois, elle lui sautera à la figure lorsque le chiot sera devenu un adolescent dégingandé de huit mois. En fait, le chien essaye simplement de devenir chef de meute, pour voir si « ça marche ». Et quelquefois, effectivement, il atteint son but: il lui aura suffi de gronder, de montrer les dents, pour imposer sa volonté. Il est pourtant impératif de ne pas se laisser impressionner par ces manœuvres d'intimidation. Le maître doit se conduire comme tel, avec une poigne juste mais solide.

Ce mélange de justice et d'autorité est d'autant plus nécessaire que la fierté et l'indépendance sont deux autres composantes fondamentales du comportement du Dobermann. Tout en étant très attaché à ses maîtres, c'est un chien qui a souvent tendance à n'en faire qu'à sa tête, dès lors que la pression éducative du maître se révèle insuffisante. Il faut donc pratiquer un apprentissage rigoureux dans la marche en laisse, puis sans laisse, et enfin pour le rappel. Nombre de possesseurs de Dobermanns se font promener par leur chien plus qu'ils ne le sortent.

En ce qui concerne la fierté du Dobermann, qui constitue un de ses traits les plus fascinants, elle s'exprime par le biais de l'esthétique: son port de tête majestueux, sa démarche assurée ne sont pas qu'apparence et traduisent parfaitement son type de caractère, pour le moins réservé ; de fait, n'étant pas de ceux qui ont tendance à faire la fête aux inconnus, ce chien se montre insensible aux marques de cordialité ; éventuellement un peu forcées des invités.

Il est bien entendu que cette attitude distante suppose la présence du maître. Dans le cas contraire, le chien se montrera beaucoup plus actif ; intraitable, voire féroce ; dans la surveillance de la maison ou de la voiture. Son instinct de protection du territoire étant inné et hyper développé, sa vigilance n'est jamais prise en défaut. En ce domaine, il n'est nul besoin d'un dressage spécifique : le chien réagit spontanément. Il étend naturellement sa protection à tous ceux qui vivent sur le territoire familial, en particulier aux enfants, qui, eux, devront apprendre à respecter ce partenaire. Avec les autres chiens, le Dobermann ne cherche pas obligatoirement la bagarre, mais il ne se laissera en aucun cas dominer. Aussi la prudence commande d'éviter les occasions de confrontation.

Le Dobermann, né et sélectionné exclusivement pour la protection des biens et des personnes, est un animal très observateur, doué d'une grande mémoire, adaptable, comprenant tout rapidement, pressentant, devinant même ce que son maître ne lui dit pas. Il possède donc de grandes aptitudes au dressage, bien que sa psychologie diffère notablement de celle des chiens de berger, qui servent le plus souvent de référence aux dresseurs ; se hiérarchisant beaucoup moins facilement qu'un Berger, il garde toujours un fond dominateur, ainsi qu'une certaine tendance à l'indépendance, qu'il faut veiller à contenir. Pour canaliser efficacement son énergie, le dressage devra ménager sa susceptibilité, tenir compte de sa fierté native et surtout le motiver. Car le Doberrnann est un passionné, qui ne travaille bien que par amour pour son maître. Son attachement pour celui-ci est très profond, quasiment exclusif ; d'où, parfois, une certaine tendance à la jalousie ; et va toujours de pair avec une extrême méfiance envers les inconnus.

Contrairement à la réputation qui lui est trop souvent faite, le Dobermann n'est pas un chien difficile mais un chien exigeant, dont on doit s'occuper sérieusement. Aussi peut-on regretter qu'il ne soit pas plus fréquemment présenté dans les concours de travail (les dresseurs qui s'attachent à le faire travailler sont, en fait, peu nombreux). Dans son pays d'origine, mais aussi aux Etats-Unis et dans de nombreuses autres contrées, le Dobermann a pour discipline favorite le « Schutzhund » (obligatoire en Allemagne, pour la qualification de reproducteur). Les Allemands, qui ont bien exporté leurs chiens de défense, ont du même coup réussi à imposer presque partout dans le monde leur programme de travail. Celui-ci est composé d'épreuves d'obéissance, d'assouplissement, de mordant et de défense du maître; il repose moins sur des performances athlétiques ou la finesse du dressage que sur une exécution parfaite.

Le pistage est aussi un concours où le Dobermann peut s'Illustrer ; plusieurs sujets ont d'ailleurs atteint ces dernières années les plus hauts niveaux. Il y trouve l'occasion de démontrer son sens de l'initiative et de tirer parti, au mieux, de sa fougue naturelle et de son flair ; l'entraînement à cette discipline (accessible au néophyte) a un grand intérêt psychologique car il renforce la connivence avec le maître. C'est sans doute en ring que le Dobermann est le moins à l'aise. Ses capacités athlétiques ne sont évidemment pas en cause, mais son mordant est peu adapté aux exigences de cette discipline : le chien doit en effet réaliser une prise solide, à fond de gueule, pendant quinze secondes, alors que le Dobermann a tendance, lui, à mordre par prises successives, avec les dents antérieures.

Les concours de travail ne concernant, bien sûr, qu'un petit nombre de chiens, la plupart des Dobermanns ne disposent pas d'une telle occasion de défoulement. Or leur équilibre exige, impérieusement, d'intenses activités physiques; il faut donc leur offrir de longues promenades et des exercices fréquents (mais courts). Il serait même. franchement aberrant de laisser de tels chiens à l'attache, dans un chenil, ou encore d'en faire des gardiens d'entrepôts. Car le Dobermann a besoin de contacts humains: si possible variés et précoces, ces contacts sont essentiels pour « civiliser » le jeune chien et n'entameront pas pour autant sa vigilance. En revanche, s'il est condamné à l'isolement, l'animal risque alors effectivement de devenir difficilement contrôlable.

Au plan de la santé, le Dobermann est un chien robuste, élégant, plein de « substance ». Il ne présente pas de points faibles particuliers ; tout au plus peut-on relever chez certains sujets une sensibilité aux maladies de peau et aux parasites externes (surtout chez les rares et très beaux sujets bleu et feu). Il faut signaler, cependant, la fréquence relative des accidents cardiaques ; problème commun à de nombreuses races sportives, à la fois pleines de fougue et de puissance. En comptabilisant les chiens victimes de crise cardiaque, la longévité moyenne du Dobermann, d'une douzaine d'années (les sujets atteignant quatorze ans sont rares), peut descendre à dix ans. Une hygiène de vie rigoureuse tout au long de sa vie, une attention et une surveillance plus soutenues dès qu'il atteint six ou huit ans sont donc recommandées.

Le Dobermann est né et vit toujours, aujourd'hui. sous le signe de la passion. Son tempérament ne peut se satisfaire de compromis ou de demi-mesures et il suscite chez les humains des réactions extrêmes: d' un côté victime de préjugés, de l'autre, il est défendu avec énergie par ses amateurs. Vous serez sans doute du nombre de ces derniers, si vous êtes aussi exigeant envers vous-même qu'envers votre chien.

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