Teckel

Standard FCI Nº 148

Origine
Allemagne
Traduction
Dr. J.-M. Paschoud et Prof. R. Triquet
Révisée par Skrivanek Belgium
Version originale : (DE)
Groupe
Groupe 4 Teckels
Epreuve
Avec épreuve de travail
Reconnaissance à titre définitif par la FCI
samedi 01 janvier 1955
Publication du standard officiel en vigueur
mardi 25 mai 2021
Dernière mise à jour
lundi 14 mars 2022
In English, this breed is said
Dachshund
Auf Deutsch, heißt diese Rasse
Dackel
En español, esta raza se dice
Perro salchicha
In het Nederlands, wordt dit ras gezegd
Dashond

Utilisation

Chien de chasse sur terre et sous terre.

Bref aperçu historique

Le Teckel (Dachshund, Teckel ou Dackel en allemand) est connu depuis le Moyen-Age. A partir de brachets, on a depuis toujours élevé des chiens qui étaient spécialement destinés au déterrage. Parmi ces bassets le Teckel s’est imposé comme une des races de chiens de chasse les plus polyvalentes. Sur terre, il obtient aussi des résultats remarquables en criant bien sur la voie, comme leveur de gibier ou comme chien de rouge. Le club de race le plus ancien est le Club allemand du Teckel fondé en 1888. Depuis des décennies, le Teckel existe en trois tailles différentes (Teckel, Teckel nain et Kaninchenteckel = teckel de chasse au lapin) et en trois variétés de poil (poil ras, poil dur et poil long). L’élevage du teckel comprend donc neuf variétés.

Aspect général

Chien près de terre, aux membres courts, long de corps tout en étant compact et très musclé ; le port de tête est hardi et altier, l’expression est attentive. Malgré des membres courts par rapport à la longueur du corps, le chien est très vif et agile.

Proportions importantes

La distance du sternum au sol correspond à environ un tiers de la hauteur au garrot.
La longueur du corps doit s’accorder harmonieusement avec la hauteur au garrot dans un rapport d’environ 1 à 1,7 jusqu'à 1,8. (de la pointe du sternum à la pointe de la fesse).

Comportement / caractère

D’un naturel aimable, ni peureux ni agressif, d’un caractère équilibré. Chien de chasse passionné, persévérant, vif et fin de nez.

Tête

Région crânienne

Tête
Allongée vue de dessus et de profil, elle va en se rétrécissant régulièrement jusqu’à la truffe, mais sans être pointue. Les arcades sourcilières sont nettement prononcées. Les cartilages du nez et de la truffe sont longs et étroits.
Crâne
Plutôt plat, il se fond progressivement dans le chanfrein légèrement busqué. 
Stop
Seulement esquissé.

Région faciale

Truffe
Bien développée.
Museau
Long, suffisamment large et fort. Les mâchoires doivent pouvoir s’ouvrir largement jusqu'à la verticale de l’oeil.
Lèvres
Bien tendues doivent bien couvrir la mâchoire inférieure.
Mâchoires et dents
Mâchoires supérieure et inférieure fortement développées présentant un articulé en ciseaux régulier étroitement occlusif. Une denture complète (42 dents selon la formule dentaire du chien) avec des canines solides qui s’engrènent exactement les unes dans les autres est recherchée.
Yeux
De grandeur moyenne, ovales, bien écartés l’un de l’autre, au regard limpide, mais amical et non perçant. Dans toutes les couleurs de robe, la couleur des yeux va du brun-rouge foncé lumineux au brun-noir. Chez les sujets arlequin, l’œil vairon n’est pas recherché, mais toléré.
Oreilles
Attachées haut et pas trop en avant, de longueur suffisante, mais sans exagération, arrondies, ni étroites, ni pointues, ni plissées. Elles sont mobiles, le bord antérieur accolé à la joue.

Cou

Assez long, musclé, sans fanon ; la nuque est légèrement galbée ; le port est dégagé et relevé.

Corps

Profil supérieur
Il offre un tracé harmonieux de la nuque à la croupe qui est légèrement inclinée.
Garrot
Bien sorti.
Dos
A la suite du garrot élevé, tout au long des vertèbres thoraciques le dos est droit ou légèrement incliné vers l’arrière. Solide et bien musclé.
Rein
Fortement musclé, suffisamment long.
Croupe
Large et suffisamment longue, sa ligne n’estni horizontale ni trop inclinée.
Poitrine
Sternum bien marqué et assez proéminent pour former une salière de chaque côté. Vue de face, la cage thoracique est ovale ; vue de dessus et de profil, elle est spacieuse, assurant un développement optimal du cœur et des poumons. Les côtes vont loin vers l’arrière. Si l’omoplate et le bras sont de juste longueur et correctement angulés, vu de profil, le point le plus bas de la ligne du dessous est caché par le membre antérieur. Fanon non prononcé.
Ligne du dessous
Légèrement relevée.

Queue

Attachée pas trop haut et portée dans le prolongement de la ligne du dessus. Dans son dernier tiers, une légère courbure est admise.

Membres

Membres antérieurs

Généralités
Fortement musclés, bien angulés ; vus de face, les antérieurs sont secs, droits et présentent une bonne ossature ; les pieds sont dirigés droit devant.
Epaules
Les muscles des épaules sont en relief. L’omoplate est longue, oblique et bien attachée au thorax.
Bras
De même longueur que l’omoplate, il doit former un angle presque droit avec elle ; l’ossature est forte et les muscles sont bien développés ; le bras est bien appliqué contre les côtes tout en jouant librement.
Coudes
Le coude n'est tourné ni en dedans ni en dehors.
Avant-bras
Court, mais de longueur telle que la distance du sternum au sol corresponde à un tiers de la hauteur au garrot.
Carpe
Un peu plus rapprochés que les articulations des épaules.
Métacarpe
Vu de profil, il ne doit être ni droit, ni nettement incliné vers l’avant.
Pieds antérieurs
Les doigts sont serrés, bien cambrés, munis de coussinets solides, résistants et bien rembourrés. Les ongles sont courts et forts. Le cinquième doigt n’a aucune fonction, mais il ne faut pas l’enlever.

Membres postérieurs

Généralités
Fortement musclés, bien proportionnés à l’avant-main ; le grasset et le jarret sont fortement coudés ; les postérieurs sont parallèles, ni serrés ni écartés.
Cuisses
De bonne longueur, fortement musclée.
Grassets
Large et solide ; l’angulation est prononcée.
Jambes
Courte, presque à angle droit par rapport à la cuisse, bien musclée.
Jarret
Solide et bien coudé.
Métatarse
Relativement long, bien mobile par rapport à la jambe, légèrement incliné vers l’avant.
Pieds postérieurs
Quatre doigts serrés et bien cambrés ; ils reposent entièrement sur les coussinets solides.

Allures

Les allures doivent être étendues, faciles et énergiques, avec un mouvement de bonne amplitude et près du sol des antérieurs et une poussée puissante des postérieurs qui, en se transmettant à la ligne du dessus, lui imprime un léger mouvement élastique. La queue est portée légèrement tombante dans un prolongement harmonieux de la ligne du dessus. En mouvement, les membres se portent en avant dans des plans parallèles.

Peau

Bien tendue.

Robe

Teckel à poil ras

Qualité du poil
Court, dru, brillant, lisse, avec sous-poil, serré et dur, aucune partie du corps n’étant dépourvue de poil.
Queue : Poil fin, couvrant la queue complètement, mais pas trop abondamment. Quelques poils plus longs et formant épi à la face inférieure sont admis.
Couleur du poil
a) Unie : Fauve. Moucheture noire tolérée. On préférera ce faisant une robe foncée. Une petite tache blanche (diamètre maximal 3 cm) est tolérée sur la poitrine uniquement. Le nez, les griffes et les coussinets de couleur noire, marron rougeâtre ne sont pas souhaités.
b) Bicolore : Noir intense ou marron, chacune comportant les taches typiques de la robe de base („marques feu“ les plus fonçées possible, aussi pures que possible) au-dessus des yeux, sur les parties latérales du museau et des lèvres inférieures, sur le bord interne du pavillon, sur le poitrail, sur les parties intérieures et postérieures des membres, sur les pieds, autour de l’anus et se poursuivant jusqu’au tiers ou la moitié de la queue sur sa face inférieure. Le nez, les griffes et les coussinets sont noirs lorsque la robe de fond est noire, marrons lorsque la robe de fond est marron. Une petite tache blanche (diamètre maximal 3 cm) est tolérée sur la poitrine uniquement. La marque feu de doit être ni trop étendue ni trop discrète.
c) Arlequin (Merle) : La couleur de fond est toujours la couleur fonçée (noire ou marron). Exception : fauve tacheté (fauve avec des taches fonçées). Les taches irrégulières grises ou beiges sont recherchées (les grosses plaques ne sont pas souhaitées). Ni la couleur fonçée ni la claire ne prédominent. Nez, griffes et coussinets idem a+b.
d) Bringé : Chez le teckel bringé, le fond de robe fauve arbore des rayures noires. Le nez, les griffes et les coussinets sont noirs.
Toutes les robes et variantes non définies ici constituent des défauts éliminatoires. Le manque de pigmentation n’est pas souhaité.

Teckel à poil dur

Qualité du poil
A l’exception du museau, des sourcils et des oreilles, sur tout le corps le poil de couverture entremêlé de sous-poil est parfaitement et régulièrement couché, dru et dur (fil de fer). Le museau présente une barbe nettement marquée ; les sourcils sont touffus. Les oreilles sont garnies d’un poil plus court que sur le corps, presque lisse. La queue est bien et régulièrement fournie de poils bien couchés.
Couleur du poil
a) Unie : Fauve. Moucheture noire tolérée. On préférera ce faisant une robe foncée. Une petite tache blanche (diamètre maximal 3 cm) est tolérée sur la poitrine uniquement. Le nez, les griffes et les coussinets de couleur noire, marron rougeâtre ne sont pas souhaités.
b) Panaché : Sanglier, marron-sanglier, noir et fauve, marron avec marques feu. Marques („marques feu“ les plus fonçées possible, aussi pures que possible) au-dessus des yeux, sur les parties latérales du museau et des lèvres inférieures, sur le bord interne du pavillon, sur le poitrail, sur les parties intérieures et postérieures des membres, sur les pieds, autour de l’anus et se poursuivant jusqu’au tiers ou la moitié de la queue sur sa face inférieure. Le nez, les griffes et les coussinets sont noirs chez les chiens à robe sanglier ou noir fauve, et marrons chez les chiens sanglier-marron et marron avec marques feu. Une petite tache blanche (diamètre maximal 3 cm) est tolérée sur la poitrine uniquement. La marque feu de doit être ni trop étendue ni trop discrète.
c) Arlequin (Merle) : Concernant les couleurs sanglier, noir ou marron décrites en a) et b), la couleur de fond est toujours la couleur fonçée. Exception : Fauve tacheté (fauve avec des taches fonçées). Les taches irrégulières grises ou beiges sont recherchées (les grosses plaques ne sont pas souhaitées). Ni la couleur fonçée ni la claire ne prédominent. Nez, griffes et coussinets sont noirs.
d) Bringé : Chez le teckel bringé, le fond de robe fauve arbore des rayures noires. Le nez, les griffes et les coussinets sont noirs.
Toutes les robes et variantes non définies ici constituent des défauts éliminatoires. Le manque de pigmentation n’est pas souhaité.

Teckel à poil long

Qualité du poil
Le poil avec sous-poil est lisse, brillant et bien couché sur le corps ; sous la gorge et à la face inférieure du corps il est plus long ; il dépasse le bord des oreilles ; à la face postérieure des membres, il est nettement plus long (franges) et atteint sa longueur maximale à la face inférieure de la queue, où il forme un vrai panache.
Couleur du poil
a) Unie : Fauve. Moucheture noire tolérée. On préférera ce faisant une robe foncée. Une petite tache blanche (diamètre maximal 3 cm) est tolérée sur la poitrine uniquement. Le nez, les griffes et les coussinets de couleur noire, marron rougeâtre ne sont pas souhaités.
b) Bicolore : Noir intense ou marron, chacune comportant les taches typiques de la robe de base („marques feu“ les plus fonçées possible, aussi pures que possible) au-dessus des yeux, sur les parties latérales du museau et des lèvres inférieures, sur le bord interne du pavillon, sur le poitrail, sur les parties intérieures et postérieures des membres, sur les pieds, autour de l’anus et se poursuivant jusqu’au tiers ou la moitié de la queue sur sa face inférieure. Le nez, les griffes et les coussinets sont noirs lorsque la robe de fond est noire, marrons lorsque la robe de fond est marron. Une petite tache blanche (diamètre maximal 3 cm) est tolérée sur la poitrine uniquement. La marque feu de doit être ni trop étendue ni trop discrète.
c) Arlequin (Merle) : La couleur de fond est toujours la couleur fonçée (noire ou marron). Exception : fauve tacheté (fauve avec des taches fonçées). Les taches irrégulières grises ou beiges sont recherchées (les grosses plaques ne sont pas souhaitées). Ni la couleur fonçée ni la claire ne prédominent. Nez, griffes et coussinets idem a+b.
d) Bringé : Chez le teckel bringé, le fond de robe fauve arbore des rayures noires. Le nez, les griffes et les coussinets sont noirs.
Toutes les robes et variantes non définies ici constituent des défauts éliminatoires. Le manque de pigmentation n’est pas souhaité.

Taille et poids

Hauteur au garrot
Le tour de poitrine est mesuré chez les sujets âgés de 15 mois et plus, en partant du plus haut point du garrot jusqu’au point le plus bas de la poitrine (avec un ruban de mesure légèrement tendu).
Teckel : Mâles : plus de 37 cm jusqu’à 47 cm. Femelles : plus de 35 cm jusqu’à 45 cm.
Teckel nain : Mâles : plus de 32 cm jusqu’à 37 cm. Femelles : plus de 30 cm jusqu’à 35 cm.
Kaninchenteckel (Teckel de chasse au lapin) : Mâles : de 27 cm jusqu’à 32 cm. Femelles : de 25 cm jusqu’à 30 cm.

Défauts

• Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité et de ses conséquences sur la santé et le bien-être du chien et sa capacité à accomplir son travail traditionnel.
• Les défauts doivent être listés en fonction de leur gravité.

Défauts généraux

Les M3 ( molaires 3) ne sont pas prises en considération pour le jugement ; l’absence de 2PM1 ( prémolaires 1) n’est pas à considérer comme un défaut - L’absence d’une PM2 ( prémolaire 2) est à considérer comme un défaut, si, à part les M3, aucune autre dent ne manque ; de même, tout écart de l’articulé en ciseaux correctement occlusif, comme par exemple l’articulé en pince, est aussi un défaut.

Défauts graves

 Chiens chétifs, hauts sur pattes ou construits trop près de terre.
 Défauts de denture autres que ceux cités dans « DEFAUTS » et « DEFAUTS ELIMINATOIRES ».
 Oeil vairon sauf chez le teckel arlequin.
 Oreilles pointues, fortement plissées.
 Corps suspendu trop bas entre les épaules.
 Dos ensellé ou voussé.
 Rein faible.
 Chien fortement surbâti de l’arrière (croupe plus haute que le garrot).
 Poitrine insuffisamment développée.
 Flancs levrettés.
 Mauvaises angulations des antérieurs et des postérieurs.
 Arrière-main étroit ou insuffisamment musclé.
 Jarrets de vache ou en tonneau.
 Pieds déviés en dedans ou trop déviés en dehors.
 Doigts écartés.
 Démarche lourde, empruntée ou de canard.

Défauts concernant la robe

Teckel à poil ras
 Poil trop fin, éclairci, endroits glabres aux oreilles (oreilles de cuir) ou plages glabres à d’autres endroits.
 Poil trop grossier, long.
 Queue en brosse.
 Queue dépourvue de poils, partiellement ou sur toute sa longueur.
Teckel à poil dur
 Poil mou, qu’il soit court ou long.
 Poil long, ébouriffé dans toutes les directions.
 Poil bouclé ou ondulé.
 Poil mou en tête.
 Queue en panache.
 Absence de barbe.
 Absence de sous-poil.
 Poil ras.
Teckel à poil long
 Poil d’égale longueur sur tout le corps.
 Poil ondulé ou broussailleux.
 Absence de panache à la queue.
 Poil qui ne dépasse pas le bord des oreilles.
 Poil court.
 Poil formant une raie marquée sur le dos.
 Poil trop long entre les doigts.

Défauts entrainant l’exclusion

 Chien très peureux ou agressif.
 Sujets atypiques de la race.
 Prognathisme supérieur et inférieur, arcades incisive déviée.
 Malposition des canines de la mâchoire inférieure.
 Absence d’une ou de plusieurs canines ou d’une ou de plusieurs incisives.
 Absence d’autres prémolaires ou molaires, à l’exception de l’absence décrite sous défauts de deux PM1 respectivement d’une PM2 sans tenir compte des M3.
 Poitrine retranchée.
 Toute anomalie de la queue.
 Epaule flottante.
 Carpe bouleté.
 Couleur noire sans marques feu ; robe blanche avec ou sans marques feu.
 Autres couleurs que celles décrites au paragraphe « couleur ».

NB :

• Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d'ordre physique ou comportemental sera disqualifié.
• Les défauts mentionnés ci-dessus, lorsqu'ils surviennent à un degré très marqué ou fréquent, sont éliminatoires.
• Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum.
• Seuls les chiens sains et capables d’accomplir les fonctions pour lesquelles ils ont été sélectionnés, et dont la morphologie est typique de la race, peuvent être utilisés pour la reproduction.

Bibliographie

http://www.fci.be/

Historique détaillé

Le Teckel est vraiment un chien à part, et il le prouve. Sinon, à quel titre bénéficierait-il pour lui tout seul d'un groupe dans la classification des races canines, le quatrième? Il n'est pas de chien plus apte, par sa morphologie tout à fait spéciale, à la chasse sous terre: il peut passer dans les tanières les plus étroites, et la conformation de son avant-main en fait un fouisseur remarquable. Pourtant, le Teckel n'est pas un Terrier, car il descend en droite ligne des chiens courants. Il chasse d'ailleurs le lièvre et même le gros gibier comme ces derniers.

Que ce représentant de l'espèce canine ; celui qui a les pattes proportionnellement les plus courtes par rapport au corps ; soit qualifié de chien « courant » peut surprendre. Mais on rappellera qu'il s'agit ici de chasse à tir et non de chasse à courre. Un gibier se sachant poursuivi par un chien petit, lent et très criant comme le Teckel ne s'inquiète pas particulièrement ; fuyant sans se hâter outre mesure, il ne prend pas garde que le Teckel l'amène sûrement à portée du chasseur. Et, même si le Teckel n'est pas à classer pour autant parmi les chiens courants, sa nature de chien courant est également démontrée par son origine et son histoire.

Il est indiscutable qu'il a existé très tôt des chiens courants bassets. Le professeur Edmond Dechambre affirme qu'on a trouvé dans une grotte néolithique de Vence des ossements de chiens bassets. On peut reconnaître d'indiscutables bassets dans l'art égyptien: les premiers se situent au Moyen Empire, sous la XIIe dynastie (celle des Amenemhat et des Sésostris, aux XXe et XlXe siècles avant J.-C.). Coïncidence des plus curieuses, il semble que ce chien égyptien, surtout affecté à la garde, se soit appelé « tekal ». Il ne faudrait cependant pas en conclure qu'il soit l'ancêtre véritable du Teckel, car on perd ensuite sa trace. On serait vraiment en peine d'établir un lien historique entre le tekal et le Teckel.

Plus sérieuse est la piste du chien courant basset d'Europe, apparu au Moyen Age. Les chasseurs de cette époque tirèrent rapidement parti de ces « mutants » que sont les bassets (ils présentent une achondroplasie partielle qui réduit la longueur de leurs membres). Ils n'étaient pas seulement une curiosité de la nature, mais ils pouvaient se révéler incomparablement utiles pour la chasse sous terre. Ainsi, à partir du XIVe siècle, on trouve dans les écrits germaniques le terme « Dachshund » (littéralement chien de blaireau), qui est le nom ancien du Teckel.

Cette utilisation du basset est attestée par du Fouilloux, qui écrit : « Venus des pays de Flandres et d'Artois, les uns sont à jambes torses et communément à court poil, les autres à jambes droites et sont volontiers à grands poils comme barbets. Ceux qui ont les jambes torses se coulent plus aisément en la terre que les autres et sont meilleurs pour les blaireaux. » Artois et Flandres ne sont pas fort éloignés de la patrie d'origine du Teckel, l'Allemagne, pays ignorant quasiment l'art de la vénerie et dans lequel, à l'évidence, on s'est particulièrement attaché à sélectionner des chiens briquets et bassets plus utiles aux tireurs que de rapides et grands chiens « forcenans ».

Dans une étude très complète sur le déterrage, René Depoux, président du Club français du Teckel, cite plusieurs représentations ou écrits du XVIIIe siècle concernant le Teckel : « En 1719, nous avons le premier ouvrage dont une importante partie est consacrée à notre chien : Der Vollkommene Teutscher jager, édité par Flemming. Une gravure éditée en France en 1723 nous montre une chasse sous terre avec des Teckels, ce qui semble prouver que les Allemands commencent à exporter leurs chiens au début du XVIIIe siècle. »

A l'appui de cette possible « exportation », on mentionnera le célèbre tableau de Jean-Baptiste Oudry (1686 - 1755), le peintre des chiens et des chasses de Louis XV. Cette peinture a pour sujet un splendide basset qui offre une ressemblance frappante avec le Teckel, alors qu'il est assez différent des Bassets d'Artois et de Normandie, en particulier par sa morphologie, la forme de sa tête, son port d'oreilles et sa couleur (noir et feu). Le décor, constitué par un fusil et par un lièvre et un faisan suspendus à un clou, ne laisse aucun doute sur le travail effectué par ce chien.

Si le Teckel est un basset fort ancien, de quelle race est-il la version à pattes courtes? Parmi les chiens allemands, on connaît de nombreuses races présentant des analogies avec le Teckel: les chiens de sang, tels que le Hanovre et le Bavière, et surtout les Bracken ; terme qu'il ne faudrait pas traduire par Braques mais dont l'équivalent français est plus sûrement, selon la suggestion de Raymond Triquet, « Brachets » ;, qui se situent entre les chiens de sang et le Teckel pour la longueur de leurs pattes. Ainsi, on peut citer le Deutsche Bracke, le Dachsbracke de Westphalie et celui du Tyrol : silhouette, tête, oreilles, couleurs, communs entre ces races et le Teckel, sont autant d'arguments en faveur de cette filiation. Les Teckels sont cependant de forme plus légère, même les défunts Teckels de type « lourd » (pesant jusqu'à 13 kilos). On peut l'expliquer par un apport de Pinscher, réputé pour son mordant et, pour cette raison, croisé au Teckel en vue de l'utilisation de ce dernier contre le blaireau.

Si la vocation de chasseur du Teckel est fort ancienne, son rôle de chien de compagnie n'est pas récent non plus. On peut dire qu'il lui est venu lors de son passage d'Allemagne en Angleterre. En 1839, la reine Victoria rencontre le prince Albert de Saxe Cobourg Gotha. Indiscutablement, les chiens préférés du prince lui plaisent d'emblée, puisqu'elle en rapporte un, le fameux Dashy. Et, l'année suivante, lorsqu'elle épouse le prince, celui-ci est escorté d'une meute de Teckels. Par la suite, la reine Victoria accordera ses faveurs à bien d'autres races, qu'elle contribuera ainsi à imposer en Angleterre. Mais c'est un fait que le Teckel a eu la primauté.

Ainsi, parallèlement à ses exploits de chasseur en Allemagne, le Teckel devient un vrai chien d'agrément en Grande-Bretagne. Dès 1866, on le voit figurer dans les expositions anglaises. En 1873, le Kennel Club le reconnaît officiellement comme race (après l'exposition au Crystal Palace). Le Club britannique, fondé en 1881, est le premier du genre dans le monde. On peut enfin noter que, dans une exposition spéciale de la race qui a lieu en 1886 et où l'on dénombre deux cents concurrents, le premier champion est un certain Maximus, élevé par William Arkwright.

Aussi Stanley Dangerfield n'a-t-il peut-être pas entièrement tort lorsqu'il affirme que « l'Angleterre peut prétendre au rôle majeur dans le développement de cette race, qui lui doit la popularité mondiale dont elle jouit ». C'est par l'Angleterre que les Teckels sont arrivés aux Etats-Unis et au Canada, à partir de 1870. On observe qu'un certain docteur Tawdel en a d'abord importé pour chasser, et que W. Loeffer a commencé à en exposer à partir de 1880. En 1895, le Club de race américain est créé.

Si les Anglais ont eu un rôle majeur dans les pays anglo-saxons, pour le reste du monde il faut rendre le Teckel à l'Allemagne. Dans ce pays, sa vocation de compagnie s'est rapidement affirmée, comme le révèle cette recommandation de von Daake, écrite dès 1860 : « Le Teckel est à élever comme un chien de chasse. » Le Club allemand est fondé en 1888, par Emile Ilgner, à qui l'on doit •le premier ouvrage consacré au Teckel (en 1896). Par Teckel, ou Dachshund ; les deux termes étant également employés, Teckel plutôt au nord, Dachshund davantage au sud ; il faut entendre ici principalement le Teckel à poil ras, indubitablement la variété originelle. Celles à poil dur et à poil long n'ont cependant pas attendu l'avènement de la cynophilie pour voir le jour.

Le Teckel à poil long était déjà présent au XVIIIe siècle : une gravure de J.E. Ridinger (1698 - 1767), par exemple, montre un spécimen dont la queue, les pattes et les flancs sont frangés. C'est parce que cette variété de Teckel a été l'hôte de cours princières et royales que son histoire est connue. Grâce à des recherches de R. Klotz, on sait que, sous le règne de Johann Georg II (1660 - 1693), prince d'Anhalt-Dassau, on croisait déjà le Teckel avec de petits Epagneuls Allemands, afin de lui donner un caractère plus docile. A la fin du XVIIIe siècle, ces croisements ont abouti à la création d'une lignée bien établie et réputée, sous l'impulsion d'un certain A. W. Leopold Wöpke, d'où le nom de « race de Wöpke » donné à ces Teckels à poil long. Il semble cependant que ce courant de sang avait à peu près disparu à la fin du XIXe siècle.

La « race de Rangger », du nom de Joseph Rangger, de la maison royale de Bavière, était aussi un Teckel à poil long. Le roi Maximilien 1er de Bavière (1779 - 1825) appréciait beaucoup ce type de chien, que Rangger améliora à partir de 1858 et qui paraît être à l'origine de la plupart des premiers Teckels à poil long inscrits sur les registres d'un club spécial, réservé à cette variété en 1888. Ce club fut d'ailleurs rapidement absorbé par le Club du Teckel. Un des premiers et plus importants éleveurs de cette variété fut le baron von Cram.

On peut supposer que le Teckel à poil dur est au moins aussi ancien, mais force est de constater que ses antécédents sont bien plus flous. Cependant, en vue de la chasse du blaireau, on n'a probablement pas tardé à remarquer les effets bénéfiques de croisements avec des Pinschers à poil dur, justement réputés pour leur mordant et leur hargne ; ces chiens, longtemps appelés « griffons d'écurie », ont reçu ultérieurement le nom de Schnauzers (officialisé en 1907). La première mention d'un Teckel à poil dur date de 1883 : à cette date, le capitaine von Wardenburg exposa un sujet nommé Mordax, connu comme résultant d'un croisement avec un Pinscher à poil dur.

Puis la sélection de cette variété a fait appel au Schnauzer proprement dit, et aussi à des Terriers britanniques (en particulier au Dandie Dinmont et peut-être au Scottish). Pendant un certain temps, certaines particularités de ces chiens (la stature plus haute sur pattes du Schnauzer, le poil « mou » et le toupet sur le crâne du Dandie) ont pu resurgir chez le Teckel à poil dur, mais cette variété est parfaitement fixée depuis de nombreuses décennies.

Le premier standard de la race date du 8 mai 1925. On peut remarquer qu'il prévoyait trois tailles : le type « lourd », au dessus de 7 kilos (et jusqu'à 13 kilos) ; le type « moyen », ne dépassant pas 7 kilos ; le type « nain », dont le poids maximal était fixé à 4 kilos. Le 9 mai 1947, le Club allemand du Teckel modifia cette échelle de poids dans le sens d'un allègement général. Ainsi, le type « standard » ne devait pas excéder 9 kilos et le « nain », 4 kilos au maximum à dix-huit mois; Ie « Kaninchenteckel » (mot à mot Teckel à lapin), lui, avait son poids maximal fixé à 3,5 kg à dix-huit mois. Ces variétés existent toujours, mais, aujourd'hui, ce n'est plus le poids qui permet de déterminer si le chien est nain ou Kaninchen, mais plutôt le périmètre thoracique : 35 centimètres de tour de poitrine pour les nains et 30 centimètres pour les Kaninchen.

Après la Seconde Guerre mondiale, l'élevage allemand a pris un essor considérable, atteignant 10000, 15 000 puis 20 000 naissances et plus par an. Au point que la race a figuré comme le chien le plus apprécié outre-Rhin, juste après le Berger Allemand. Comme toujours, cet élevage s'est orienté vers une sélection très rigoureuse et a produit des lignées de grande valeur, aptes à briller dans toutes les disciplines de la chasse à l'allemande. Et l'on sait que, en matière de polyvalence des chiens de chasse, les Allemands ont des exigences très précises et poussées.

Il n'empêche que, de l'autre côté du Rhin, on a également connu un élevage de masse, dont les visées étaient autres que la chasse. Ses produits, qui n'étaient pas forcément reconnus par le V.D.H. (Verband für das Deutsche Hundeioesen, l'équivalent de notre Société centrale canine), étaient inscrits par des organismes officieux, non admis par la Fédération cynologique internationale. Ce phénomène a eu une grande importance par le nombre de ces chiens qui ont été exportés, notamment vers la France, dans les années 1960 - 1970, alors que la vogue du Teckel battait son plein dans l'Hexagone. Un exemple peut donner une idée du développement de l'élevage du Teckel en Allemagne : le petit village de Gerweiss, au centre d'une des principales zones de « production » du Teckel, a pu compter, à une époque, près de cinq cents éleveurs spécialisés dans le Teckel pour huit cents habitants.

Toujours au chapitre de la situation de la race dans son pays d'origine, une autre observation s'impose : à la fin des années trente, la variété à poil ras était déjà rejointe, voire dépassée, par les autres. Cette évolution s'est accentuée dans les années 1960 - 1970 avec un développement important du Teckel à poil dur et surtout un boom du poil long. A présent, le poil dur est devenu la variété la plus répandue, et les effectifs du poil ras sont dix ou douze fois inférieurs à ceux des deux autres variétés.

Le Teckel est l'hôte de la France depuis 1900, date à laquelle les premiers spécimens ont commencé à être exposés. Pendant longtemps, le Teckel y est resté un chien de connaisseurs, de cynophiles, de chasseurs, dont l'objectif était de produire de beaux chiens issus des meilleurs courants de sang et en même temps capables de s'illustrer dans les épreuves de chasse sous terre. Après la Seconde Guerre mondiale, les amateurs de ce chien se sont aussi intéressés à ses diverses autres utilisations prévues dans son pays d'origine. C'est ainsi que, à partir de 1961, sous l'impulsion de R. Depoux, des épreuves de « menée à voix sur lièvre », de « recherche du grand gibier blessé », de « travail au bois » ont été mises sur pied. Ces épreuves ont d'ailleurs été reconnues par le Club allemand et témoignent de la parfaite collaboration et de l'identité de vues entre les associations française et allemande.

Il faut signaler, par ailleurs, que le Club français a été l'un des premiers à se doter d'un secrétariat permanent, dont l'organisation s'est montrée suffisamment solide pour assurer notamment la gestion d'un Livre des origines de travail, outil indispensable à tout effort rationnel de sélection dans ce domaine. Le Club a également su mettre au point l'identification par tatouage (au lieu de l'empreinte nasale), méthode qui n'a été adoptée que bien plus tard par les pouvoirs publics. Affirmer que l'élevage français du Teckel est rapidement arrivé à un haut niveau de qualité est donc parfaitement conforme à la vérité.

Parallèlement, le Teckel ; et principalement la variété à poil ras ; a été l'objet d'une vogue assez fantastique. De nombreuses personnalités du spectacle ont adopté ce chien à la silhouette amusante et radicalement différente de celle de tous les autres chiens, et ont ainsi contribué à le populariser. Bien entendu, cet engouement a eu pour conséquence l'apparition d'effectifs dont la pléthore égalait la médiocrité, ainsi que de malentendus issus d'une méconnaissance du vrai tempérament du Teckel. Et c'est une faible consolation que de se dire que cette situation a été la même dans de nombreux autres pays, y compris ; comme on l'a vu ; en Allemagne.

Il n'y a pas de doute que la chasse n'est pas l'unique emploi du Teckel, ni son débouché exclusif : le déterrage, la recherche du grand gibier blessé, ses grandes spécialités, ne concernent qu'un nombre restreint d'amateurs. Ses aptitudes à la chasse au bois et au broussaillage sont indéniables, mais la concurrence est rude, le choix très vaste. La morphologie et le caractère du Teckel ne sont pas incompatibles avec une fonction de compagnie, fonction dans laquelle ce vieux chasseur n'est pas nouveau.

Le Teckel comporte vingt-sept variétés. Trois catégories de poids, trois types de poil, trois gammes de couleur: cela pourrait inciter à répartir les rôles. Certes, le Teckel standard correspond mieux au chasseur, le Teckel à poil long est davantage un chien d'agrément. De la même manière, on peut mettre en évidence certaines différences de caractère entre le poil dur et le poil long. Il ne faut cependant pas perdre de vue l'unité de la race, d'autant plus difficile à maintenir que les variétés sont nombreuses et que les rôles, les aptitudes et les utilisations sont variés.

Ce préambule était nécessaire pour expliquer que les aptitudes utilitaires doivent se manifester chez une certaine proportion de Teckels, indépendamment de leur taille ou de leur poil. Il est ainsi des Nains qui réussissent dans les épreuves les plus difficiles et des Kaninchens qui participent avec succès aux épreuves sur lapins qui leur sont destinées. Il est toujours possible ; cela est prouvé ; d'obtenir, à partir de lignées de travail, des chiens parfaits quant à leur esthétique et à l'équilibre de leur caractère, faciles à manier pour une personne inexperte.

De plus, ces chiens peuvent s'adapter à des environnements très divers. L'inverse, c'est-à-dire retrouver les aptitudes originelles au travail lorsque la race n'est plus sélectionnée que pour sa beauté et dans un rôle d'agrément, est beaucoup plus difficile à atteindre, voire utopique. A cet égard, l'exemple de Charles Huge est typique. Ce cynologue et éleveur belge réputé voulut, à l'intérieur de son élevage de Teckels d'expositions, sélectionner des sujets aptes aux concours de travail. Après des années d'efforts sans succès, il renonça et acquit des Teckels de travail. La morphologie de ces derniers n'était sans doute pas irréprochable, mais, en peu de temps, il put obtenir des sujets brillant à la fois dans les épreuves de déterrage et remportant des premiers prix sur les rings d'expositions.

Commençons donc par évoquer les services qu'un chasseur peut demander à un Teckel bien né. Le Teckel est une des trois races (avec le Fox Terrier et le Jagd terrier) régulièrement employées pour le déterrage : la plupart des races de Terriers n'en ont plus aujourd'hui que le nom. Le Teckel est fort apprécié en ce domaine pour sa faculté de pénétrer dans tous les terriers, son incomparable aptitude à fouir, son comportement à la fois courageux et mordant, mais aussi la prudence et l'intelligence dont il sait faire preuve, le cas échéant, ce qui lui évite ainsi de se faire estropier.

Son utilisation comme « chien de rouge » est traditionnelle en Allemagne et tend à se répandre en France. Les spécialistes de la question n'entendent pas réserver cette discipline à quelque race que ce soit, fût-elle exclusivement chien de sang. De nombreux chiens des races les plus diverses peuvent donner, en des mains expertes, d'excellents résultats. En France, le principal souci est donc de former des chiens à cette spécialité plutôt que de trouver les chiens aptes.

Cependant, les Teckels peuvent se targuer d'indiscutables prédispositions et avantages pour cette fonction. D'ailleurs, gardes-chasses et employés des Eaux et Forêts ne s'y sont pas trompés et en font grand cas depuis de longues années. Pour sa part, l'ouvrage La Recherche du grand gibier blessé (Ed. Marc Titeux, Sarreguemines) dit à propos des Teckels: « Leur passion pour la chasse, leur faible hauteur au garrot les prédisposent pour la recherche au sang. Très criants sur la voix, endurants, le nez près du sol, ils égalent souvent, sinon dépassent, les performances des chiens de rouge du Hanovre. »

Le Teckel, à condition d'être bien criant et d'avoir reçu une sérieuse éducation (arrêt à l'ordre, rappel), peut donner les plus grandes satisfactions dans l'exploration des couverts et des haies bocagères et dans le broussaillage. Il est en cela l'égal d'un Spaniel, avec une quête plus bruyante et appuyée (ce qui est un avantage), et un aussi bon spécialiste du lapin ou du faisan qui piète.

Plus rare en France est la chasse à l'approche du grand gibier (sanglier, cerf) et du chevreuil, mais elle est fort pratiquée outre-Rhin (c'est le Pirsch), notamment avec des Teckels. Là encore, un chien issu de lignées ayant fait leurs preuves, dressé « au bouton », est susceptible d'étonner par l'étendue de ses capacités. Il en est de même dans la chasse en battue. Toujours en Allemagne, certains chasseurs dressent leur Teckel à la garde du carnier et du gibier mort: bien téméraire, alors, qui oserait s'en approcher.

Enfin, on a utilisé la race pour la recherche des truffes, ainsi que pour la détection de drogue (au Canada), car sa petite taille lui permet de se faufiler partout. Deux utilisations spéciales, à dire vrai, mais aurait-on pu les envisager si la race ne possédait pas d'excellentes lignées de travail?

Il n'en reste pas moins que la plupart des acquéreurs de Teckels recherchent avant tout un compagnon. S'ils veulent seulement un chien original et soumis, il est peut-être d'autres choix. Mais, s'ils désirent une vraie personnalité et qu’eux-mêmes en aient suffisamment pour imposer quelque discipline à leur chien, le Teckel leur convient sans aucun doute.

En Grande-Bretagne, le Teckel est certainement d'un tempérament moins affirmé. La race est exclusivement de compagnie, et si son physique n'a pas été dénaturé par les éleveurs (tout au plus peut-on observer qu'il est encore plus à « ras de terre » qu'ailleurs), son caractère s'est notablement assagi. Cela est si vrai que Tony Wilkinson, dans un ouvrage récent, a pu affirmer des Teckels que, « grâce à leur humeur toujours égale, leur éducation est une simple formalité ».

Sur le Continent, le Teckel n'a rien d'un esprit obtus. Tout au contraire, il se montre malicieux, volontaire, cabotin, voire cabochard, têtu et indépendant, mais aussi curieux, réputé pour faire preuve d'un sens de l'initiative remarquable, en même temps que plein d'entrain et d'énergie. C'est un chien avec lequel on ne s'ennuie pas, qui étonne bien souvent par son intelligence très aiguisée, en un mot un chien très attachant. Il convient à un maître un peu ferme, ayant un minimum d'autorité naturelle (c'est-à-dire tout le contraire de l'autoritarisme et de la brutalité). Il est enfin très sociable, bien qu'il puisse avoir ses préférences et se montrer méfiant et même carrément hostile à l'égard de certaines personnes. En général, il est d'ailleurs un excellent avertisseur, n'ayant peur de rien et n'aboyant qu'à bon escient. Lorsqu'il est habitué à vivre avec des enfants, il est pour eux un excellent compagnon. Le Teckel, bien connu et répandu, n'en reste pas moins toujours aussi étonnant et original.

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